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November 25 Il y a longtemps …J’ai négligé mon blog. ça allait bien et quand ça va … je ne ressens pas le besoin d’écrire. Je suis occupée à autre chose. Et c’est bien ainsi. Mais voilà plusieurs mois que je ne prends plus ma médication pour stabiliser mon humeur. Mon nouveau psychiatre me l’a retiré de ma liste de pilules à avaler chaque jour. Au début j’étais contente, sceptique mais heureuse tout de même. Et voilà que ma stabilité s’est effondrée. Je m’aperçois que je ne peux pas me permettre ce luxe que celui de vivre sans médicaments. Cet été, j’ai fais la fête comme jamais auparavant. Je me suis permis plusieurs avenues que je m’étais refusées jusqu’à maintenant. Et si les conditions s’y seraient prêtées j’aurais certainement été plus loin encore. Oh rien de bien grave, rassurez vous chers lecteurs! Mais tout de même …. je crois bien que j’étais dans un High où je me sentais quand même bien même si ça ressemblait plutôt à l’anarchie. Je revivais mon adolescence je crois bien! Puis, je me suis mise à redescendre de ma côte. Les crises de nerfs et de larmes sont revenues. Ma bombe intérieure s’est remise en marche et je peux exploser à la seconde. Je recommence les montagnes russes. Je recommence à me sentir mal dans ma peau et mon âme. Je ressens un grand besoin de m’évader. De me libérer de mes chaines qui me retienne prisonnière de cette condition. Les idées noires refont surface et le brouillard recommence à aveugler mon esprit. Il fait de plus en plus noir dans ma tête et mon cœur se remet à saigner à la moindre occasion. Je recommence à ressentir le mal intérieur qui me ronge. Je me déteste à nouveau. Pourquoi suis-je affligée de ce maudit trouble qui vient assombrir mon existence sur cette terre? Sans médication la vie m’est pénible et je n’arrive plus à contrôler mes pensées et mes réactions. Et les proches ont du mal à me comprendre et ça complique énormément les choses. J’ai appelé mon psychiatre il y a de cela quelques semaines et le rendez-vous le plus proche que j’ai pu obtenir c’est le 11 Décembre. Jusqu’ici … je me sens bien seule dans ma bulle de souffrance …. :( March 29 Je vis …. mais …November 18 Être parent demande une grande ouverture d' esprit et de coeur!Être parent ... quelle merveilleuse mission! Mais ce mandat comporte aussi son lot d' ingratitudes et de peines! On ne peut pas se raccrocher à ce rôle pour se valoriser comme certains auront tendance à le faire au sein de leur profession. De toute façon, je crois qu' il est toujours malsain de se juger à travers sa job! On ne mesure pas la valeur d' un être humain par rapport à ce qu' il fait dans la vie mais nous devrions plutôt le reconnaître à ce qu' il est intérieurement. Mais ça c' est un autre réflexion ... Ce dont je veux faire part ici, c' est que le métier de parent est selon moi le plus beau mais le plus difficile aussi. Rien ne nous apprends à le devenir. L' enfant n' arrive pas avec son mode d' emploi. On ne bénéficie pas de "traîning" ou de période d' approbation! On le devient et on fait avec! On ne peut que transmettre ce que nous possédons soi-même dans notre propre bagage d' outils et d' expériences acquis au courant de notre vie. Bien entendu, un parent aimant mettra tout en oeuvre pour jouer son rôle le plus efficacement possible. Et bien souvent, on s' aperçoit que l' on ne peut que prodiguer à son enfant, les meilleurs soins, lui offrir notre amour inconditionnel, un encadrement au meilleur de nos possibilités, l' élever vers l' âge adulte dans les meilleures conditions possibles mais cela se résume à ça. Par contre, ça représente énormément pour un parent!
Mais revenons plutôt au sens de mon texte. Un bon parent fait habituellement tout ce qu' il peut pour faire grandir son enfant dans les meilleures conditions possibles et lui transmettre les valeurs qu' il juge lui-même importantes et nécessaires à sa vie future. Mais il n' en reste pas moins que chaque enfant est unique. Mais ... ne sommes nous pas porté à se taper injustement sur la tête? Dans mon cas, je crois que oui. Je me répète que j' aurais dû faire mieux en tant que parent. Que j' aurais dû être plus sévère mais, est-ce que cela aurait vraiment changé la façon d' être de mon enfant?! Avec le recul, je ne crois pas ... il est ce qu' il est en fin de compte. Il a sa personnalité et sa vision des choses. Rendu à l' âge adulte, ça devient SA vie et c' est lui seul qui décide comment il souhaite la diriger. Et moi, en tant que parent, je ne peux que le respecter et l' accueillir dans ce qu' il devient. Sur ce, je tiens à dire que mon jeune, qui m' a poussé à cette réflexion, n' est aucunement un bandit ou un voyou, c' est un bohème à l' esprit rêveur qui possède ses défauts mais aussi de grandes qualités! Je m' inquiète plutôt pour sa stabilité sociale et financière future. Aussi, je ne parlerai pas ici des enfants brisés par leurs parents ou leur entourage néfaste. Ils existent et sont malheureusement trop nombreux! Certains adultes sont devenus mauvais à cause de leur passé douloureux et de mauvais soins. Mais ici, ma réflexion porte surtout sur les parents qui aiment leurs enfants de tout leur coeur et qui font tout en leur pouvoir pour bien les mener vers l' âge adulte. Les mauvaises graines ne proviennent pas tous de mauvaises familles et vice-versa.
Donc en conclusion, soyons donc un peu indulgent envers nous les parents qui souhaitons le plus bel avenir pour nos enfants! Donnons tout ce que nous possédons comme outils, c' est à dire, offrir le meilleur de nos connaissances et de notre amour. Et ensuite... il ne nous reste plus qu' à respecter le jeune dans ses choix de vie.
Mais surtout, n' oublions jamais de leur rappeler à quel point nous les aimons! October 27 L' Expédition des Cowboys FringantsCe groupe que j' adore a sorti un nouvel album dernièrement. En fait, ils en ont 2 (l' autre se nomme "Sur un air de déjà vu" et regroupe des chansons plus festives voir même naïves du bon vieux style Cowboys Fringants) mais je veux ici partager avec vous le premier qui s' intitule L' Expédition. Ok .. je suis peut être vendue au groupe étant donné que ce sont des amis à moi mais je ne me lasse d' écouter en boucle les différentes histoires sensées composées par Jean-François Pauzé qui selon moi est un virtuose de l' écriture. Je pense qu' avec les années, le groupe est comme le bon vin et a meilleur goût! Voici donc le premier extrait ... "Entre deux taxis"
Ils se sont embrassés tard dans la nuit Sur le toit de la voiture, le néon lumineux Oh qu' il est triste le sort des amoureux Ensemble ils ont pris un appartement Mais le poids du quotidien ce p'tit diable malin Oh qu' il est triste le sort des amoureux Les amants d' hier sont devenus amis Par la fenêtre elle regarde celui qu' elle a aimé Oh qu' il est triste le sort des amoureux Oh qu' il est triste le sort des amoureux ----------------------------------------------------------------------------------------- Voici maintenant la chanson "Les hirondelles" Portez attention aux mots ...
Quand on le voyait Mais en vérité (Refrain) Volent, volent, les hirondelles Elle était distante Mais sa suffisante (Refrain) Volent, volent, les hirondelles On disait souvent Mais s' il s' enivrait L' image que l' on donne Volent, volent, les hirondelles (Refrain) Volent, volent, les hirondelles
------------------------------------------------------------------ October 24 À mis chemin?
Mais pour moi ce n' est qu' un nombre au milieu de nulle part. Une série de chiffres qui me rappelle que chaque nouveau jour me rapproche du dernier. Cela démontre que ce long périple avance malgré les grandes périodes stagnantes et amères. Aussi (encore) je ressens grandement le besoin de faire le bilan. Et c' est vraiment avec une tristesse immense que je le fais. Qu' ais-je fais de ma vie? Ais-je vécu au fait? Oh bien sûr, tous me diront que j' ai mis au monde 4 beaux enfants en santé et ils auront bien raison. C' est d' ailleurs la plus belle chose qui me soient arrivé sur cette terre. Sérieusement, sans eux, je ne peux affirmer si la vie m' habiterait encore aujourd'hui. Ils sont la raison principale de mon combat. Je veux ce qu' il y a de mieux pour eux. Mais suis-je vraiment la mère qu' ils avaient besoin?! Je ne sais pas. Ayant tellement peur de les emprisonner dans un moule, je n' ai pas su offrir un encadrement et des limites sécurisantes pour eux. Donc, j' ai parfois vraiment l' Impression d' avoir échoué ici aussi. Non pas pour moi mais pour eux. Pour ce que je leur aurai donné comme outils. Quel bagage auront-ils pour affronter l' avenir avec assurance? J' ai du mal a en parler ici (car ce la me donne envie de pleurer) mais je crois sincèrement avoir été une très mauvaise mère. Au niveau de la discipline j' ai échoué. Ah oui! je leur ai donné amour, affection, attention et bonnes valeurs je crois mais quand est-il du plus essentiel; l' art de bien vivre? Discipline personnelle, matérielle, savoir essuyer des "non", la persévérance ... et j' en passe sûrement. Je suis une mère cool mais qui ne sait faire respecter le mot Respect. Ça sonne drôle hein?! J' achète la paix et j' en souffre pourtant. Je déteste me battre et me chicaner et ils les savent tous trop bien. En fait, j' ai pas l' Impression d' être devenue adulte un jour mais je suis restée adolescente ... Est-ce parce que je suis tombé enceinte trop jeune? ... Non je ne pense pas. Je suis resté au niveau où les jeunes se disent : "Quand je serai grande je veux être ..." Sauf que dans mon cas, ça s' est arrêté là! Depuis ce jour, je procrastine en ne sachant pas trop comment m' y prendre pour réaliser mes rêves. C' est comme si tout est pour les autres et non pour moi. Comme si je n' ai droit qu' à la place de spectateur dans ce monde! Car si je regarde ce que j' ai fais de ma vie jusqu' ici ... rien! En fait, rien de ce que je suis au fond de mon coeur. Je n' ai pas vécue j' ai existé simplement. Comme un misérable pion dans un jeu minable. À 40 ans, je regarde ma vie passée et je n' ai que des regrets ( ou presque ). En fait, je regrette surtout de ne pas avoir "été". De ne pas avoir écouté mes rêves, mes passions, mes intuitions. J' ai suivi la direction qu' on m' aura toujours indiquée. Mon coeur est mort un jour dans mon enfance et a cessé de battre à jamais. Depuis, j' ai avancé dans le temps en mode survie. En attendant toujours le dernier jour de ce long calvaire. Bien que je sois morte déjà depuis longtemps, et plusieurs tentatives de ma part, mon âme meurtrie n' a su renaître et briller à nouveau.
Et voilà que je prends conscience qu' il me reste de moins en moins de temps pour me réaliser et m' épanouir. J' ai envie de le faire mais je ne sais pas par où commencer pour l' instant, j' y songe. Mais une chose est certaine c'est que je veux profiter de ce qui m' est donné de si précieux jusqu' à ce jour; mes enfants. Je les adore plus que tout et les ai élevés du mieux que j'ai pu et j' espère ne pas avoir gâché leur vie. En attendant, je continues à tenter de m' améliorer sur le plan personnel et les aider comme je le peux. Je me dis que plus leur maman sera heureuse, plus ils le seront aussi! Alors il est temps que je trouve le moyen de m' épanouir enfin! October 03 ??? ... ;-(Comment peut on être heureuse et avoir tout de même envie de refaire sa vie au complet? Qu' est ce que cette stupide émotion qui ne cesse de me coller à la peau?! Je vis présentement de bons et beaux moments mais au fond de mon coeur il y a toujours une blessure qui ne veut se cicatriser. Une plaie béante énorme, restée ouverte et qui saigne toujours abondamment. Je crois bien que jusqu' à ma mort, elle me torturera. Et pourtant ... ce n' est pas parce que je n' essaie pas de la guérir! Comme un boulet je traînerai ma douleur et mon chagrin jusqu' à mon dernier souffle je crois ... August 29 OK ... ça se place ...
Voilà que je me suis trouvé un petit travail à temps partiel. Cela devrait me faire du bien moralement. Réintégrer la vie sociale ne me fera pas de tort certain! J' ai choisis jadis de demeurer à la maison pour élever mes enfants et maintenant ils sont assez grands pour que je commence à penser plus à moi. C' est aujourd'hui un nouveau départ pour moi, un petit changement bien minime dans ma vie mais tout de même une nouveauté. Ce ne peut qu' être positif ... Sur ce ... je vous invite à écouter le premier extrait de l'album «L'Expédition» des Cowboys Fringants qui sortira le 23 Septembre 2008 > Entre deux taxis August 18 Envolée la joie !
Je ne sais trop ce qui se passe. Je me sens prise sous un immense voile gris qui m' empêche de voir la beauté de la vie et ses couleurs. Autant j' ai pu en jouir ... autant je n' y arrive plus. La douleur est revenue, la fatigue, la déprime ... pourquoi merde ? Tout ou presque allait bien enfin! Pourquoi est-ce si éphémère ? Et dire que mon médecin me croyait dernièrement en hypomanie! Pffft!! J' étais juste heureuse et bien dans ma peau et voilà que cela semble fini ... parti ... tout redevient gris. Peut-être que c' est juste parce que j' ouvre vraiment le regard sur ma triste réalité ... et que je n' ai plus envie de faire semblant ?!! Je ne sais plus où j' en suis ... je suis si fatiguée. July 07 Mémoire blanche ...
Mais rien n' y fait. L' amertume persiste. Entre temps, le printemps arrive quand même. Pourtant synonyme de renaissance, soleil, chaleur et des beaux jours. Je souris, rien n' y paraît. Mais dans mon coeur, un arrière goût de mort. Le deuil à faire d' une enfance perdue, d' un amour envolé à tout jamais, d' une vie ratée et compliquée à cause de certaines maladies. Cependant, je m' active chaque jour, sans rien laisser voir, dans mon rôle actuel. Celui-là où je suis rendue dans mon existence. Je tente tant bien que mal d' accueillir et d' accepter ma destinée. Mais je ne peux oublier, je ne peux m' empêcher de pleurer parfois et de regretter amèrement. D' en vouloir à cette infâme maladie mentale qui aura gâchée une bonne partie de ma vie. Maintenant que je suis stabilisée par les médicaments, je ne suis plus la même et je reconnais facilement mes erreurs. Aussi je chemine plus facilement. Or j' ai du mal à me pas à me pardonner, à faire totalement la paix sincère avec mon passé sur presque tout ses aspects. En surface, en apparence, je semble rétablie complètement mais au plus profond de mon âme c' est le tourment insoutenable. Un peu comme une tempête en mer qui remue violemment ses vagues gigantesques, mes émotions fracasse mon coeur en mille miettes. Et l' exemple peut être en sens inverse aussi. Lorsque tout est calme, que le soleil brille, que les oiseaux chantent, l' océan est d' un calme apaisant mais nul ne peut voir, du bord de la plage, ce que renferme ses sombres profondeurs. Sous ces eaux ondoyants et reposants, le mal, la terreur et la souffrance existent. On ne peut nier toutes les horreurs qui se sont produites en mer. Elles font parti intégrante de l' histoire. Or, c' est comparable à ma réalité. Je tente fortement de maîtriser mes peines internes et de vivre chaque jour comme il vient. Cependant, je ressens parfois le grand besoin d' extérioriser la douleur. Il est préférable que je le fasse sur cet ordinateur plutôt que d' embêter les gens de mon entourage. Et de leur faire de la peine aussi. Enfin, je reconnais le véritable problème dans toute cette histoire qu' est la mienne; c' est d' accepter et faire le deuil sur mon passé. Assumer là où mes choix mon amenés. Mais pour l' instant je n' y suis pas parvenu encore. Certain choix demeurent selon moi inacceptables et inexcusables. Je les porte telle une croix sur mon âme. Impossible de m' en départir pour l' instant. Peut-être un jour ... En attendant, je transcris parfois un peu mes pensées pour alléger le poids de mes regrets. Et je tente d' aborder chaque nouveau jour avec le syndrome de la mémoire blanche, c' est à dire, surtout ne pas se souvenir. Car les cicatrices laissées sont tout simplement trop douloureuses encore et toujours. Je demeure à jamais endeuillée ... July 05 Mais au bout du chemin, que restera t' il ?LES ÉTOILES FILANTES Si je m' arrête un instant J' te raconterai les souvenirs Quand j' agaçais les p' tites filles Et ces hivers enneigés Mais au bout du ch' min dis-moi c' qui va rester ... Comme une étoile filante Si je m' arrête un instant Et que les rêves des ti-culs La trentaine, la bedaine Travailler, faire d' son mieux Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester ... Que des étoiles filantes Si je m' arrête un instant C' est qu' avec toi je suis bien Malgré les vieilles amertumes La vie s' accroche et renaît Ça fait que si à' soir t' as envie de rester ... Mon étoile filante Mais au bout du ch' min dis-moi c' qui va rester... ... Que des étoiles filantes ************************************************ July 03 L' homme vs l' enfantUn cri strident, du fond de la ruelle Vient de faire entendre ses échos Et la petite fille encore toute belle S' étend sur le sol, sur le dos
C' est le silence qui enterre ses cris Et les humains qui s' occuperont du corps Mais avant surgiront bien quelques rats et souris Qui la déchiquetteront, comme la bête, sans remords
La bête c' est l 'homme, l' assassin La brute qui a fait d' elle, une âme Mais qui auparavant aura pris son sein Pour adoucir le feu alors qui l' enflamme
Une fois son horrible appétit rassasié De peur que quelqu'un sache Sa cruauté ira même jusqu' à la tuer De cette façon ainsi effacera toutes taches
Mais un jour ce brutal étranger Rencontrera l' ange de cet enfant Qui par des forces obscures et inexpliquées frappera son bourreau d' un impitoyable vent Années 80 July 02 Quelqu'un peut-il m'expliquer?Pourquoi je me retrouve avec plusieurs albums de "photos de mon blog" et surtout plusieurs fois la même image? J'utilise souvent windows live writer pour rédiger mes écrits. Quelqu'un saurait-il m'éclairer ? Merci. On m' a fait le malUne nouvelle section s' ouvre ici; celle où j' y inscrirai quelques poèmes très simples que j' ai jadis créés (sans aucun ordre chronologique) et peut-être ceux à venir, car cela fait quand même pas mal de temps que je n' ai rien composé. Les médicaments auraient-ils tués ma créativité? Peut importe ... voici donc quelques-uns de ces poèmes, souvent très sombres mais qui m' ont beaucoup aidés à libérer mes émotions du moment. Comme le dit si bien ma citation préférée; "La souffrance qui se tait n' en est que plus funeste." ~ Racine
On m' a fait le mal On a éteint ma vie Je me sens tellement sale Tel un cadavre pourri
On m' a fait pleurer On m' a donné la souffrance Mon coeur fût enchaîné Et on a volé mes espérances
Le coeur lacéré maintenant je suis beaucoup trop blessée pour apprécier la vie
Depuis ce jour j' attends la mort. Depuis que ces vautours ont dévorés mon corps
Ce corps n' existe plus Avec eux la vie s' est envolée Il ne reste que mon âme déchue Prisonnière de ce corps mutilé
Mutilé de l' intérieur Rien n,y paraît physiquement Mais elle est là la douleur Qui fit de moi un être de tourments
La mort apaisera ce mal ce mal qu' on m' a fait Cette haine d' animal Qui tua l' enfant que j' étais Pourquoi?Pourquoi j'ai écris ça ... je me sens honteuse mais je sais qu'il faut que je combatte ce sentiment fautif. Alors je laisserai ce récit ici. Cela fait parti des expériences qui ont forgées ma vie et je dois l'accepter. July 01 Je Brise le Silence!
Je jouais le jeu mais au fond de moi, je sentais que ce n' était pas bien. Mais cela devait rester un secret entre lui et moi bien entendu. Que l' On devait préserver soigneusement afin de ne pas faire de peine et blesser personne. Surtout pas ma tante! J' avais peur qu' on me chicane parce que je me laissais faire alors je préférais me taire. Je me sentais un peu comme sa "blonde", il ne cessait de me répéter qu' il m' aimait ... et moi je le croyais! Il me manipulait comme une stupide marionnette, une petite poupée gonflable tient! Mes jeux d' enfants ont laissés la place à des jeux sexuels mais combien culpabilisants! Je savais au fond de moi que c' était mal mais j' en venais presque à aimer ses caresses qui me faisaient sentir si importante. Bien sur j' appréciais beaucoup moins le servir pour son propre plaisir, on s' entend que son engin dans ma petite bouche de fillette me donnait plutôt des hauts le coeur! À ces moments là je me sentais comme un véritable objet, rien de plus. Mais je me devais d' obéir car parfois sa caresse se faisait plus pressante, plus obligeante disons. J' en avais peur ...
Bien que banalisés dans mon subconscient, ces gestes honteux ont semés en moi le doute et la confusion. À l' adolescence, avec mes chums, je ne savais donner de l' amour. Je me contentais de recevoir et même là ... je me donnais tel un objet de plaisir seulement. Ce que j' avais appris en fin de compte. Ma vision de l' amour était complètement faussée et mes relations interpersonnelles sont devenues difficiles à cause de ce lien de confiance brisé que je qualifiais pourtant de "banal" (pour minimiser mes souffrances) jusqu'au jour où j' ai enfin décidé de parler, de m' ouvrir. Des difficultés au niveau émotionnel et sexuel m' ont amenés à parler enfin! J' avais 18 ans. Ce jour là je me suis libéré d' un énorme fardeau. Ce secret pesait si lourd sur mon coeur! Mon oncle étant alors divorcé de ma tante, cela m' a aidé. Par contre, aucune poursuite n' a été mise en branle (ce que je regrette amèrement aujourd'hui). Il est parti dans la brume ... je ne sais où. Bien qu' aujourd'hui, je sache éprouver et jouir pleinement de l' amour, il semble que je n' en sois pas encore tout à fait guérie. J' arrive à faire l' amour comme toute femme normale mais je n' ai pas encore réussis à faire la paix entière avec moi-même. Cette dure épreuve à complètement détruit l' image que j' ai de moi-même. Je me suis détesté longtemps sans savoir vraiment d' où cela provenait. Maintenant je comprends un peu plus.
Je comprends aujourd'hui que je ne suis pas coupable de ce crime au sein duquel j' ai plutôt été la victime manipulée mais malgré moi je continues à penser que cela aurait pu être évité si j' avais su me défendre et dire "non"! Haut et fort! Avertir mon entourage immédiatement dès les premières approches incorrectes. Beaucoup de raisons ont fait que je lui ai laissé mon jeune corps entièrement à sa disposition. Je croyais qu'en enfouissant ce cauchemar très loin en moi, je m' en serais délivrée facilement. Qu'en l' oubliant volontairement, je finirais par tuer ce démon mais voila que j' éprouve toujours cette haine de moi-même et de la vie. C' est que j' ai probablement encore de grandes blessures en moi à guérir. Car au fond de mon coeur, il y a une enfant qui pleure. Une toute petite fille qui appelle au secours et qui implore mon aide mais surtout ... mon pardon!!! Je dois faire face maintenant et affronter ces horribles souvenirs afin de m' en libérer une fois pour toute et retrouver le goût de vivre! Si je me raconte ici c' est aussi pour dénoncer ces gestes ignobles trop souvent infligés aux jeunes enfants! C' est un crime très grave qui tue dans l' âme! Soyons vigilants et portons une attention particulière aux signes qu' un enfant peut émettre. Soyons à l' écoute S.V.P.. Et surtout; les victimes; BRISEZ LE SILENCE! Voici un poème que j' ai écris il y a de cela assez longtemps ...
Voilà pourquoi ça va mieux!
Mais il n' en est rien puisque je suis à nouveau un pantin. La marionnette de tous qui acquiesce à la moindre demande dans le simple but d' acheter la paix. Je déteste affronter à un point tel que je ne me fais même pas respecter dans ce que je désire ou ce que je suis profondément. Je suis prête à me négliger dans tout mon être pour me faire croire à une vie meilleure ... J' ai toujours acheté la paix et je n' ai jamais appris à me battre. Par contre, je veux que ça change et c' est pour ça que je tente d' y voir plus clair à travers mes écrits. June 30 En mal d' amour et de vie
Je suis probablement une trop grande romantique qui pourtant ne lit pas de romans à l' eau de rose. Mon roman c' est ma vie, mon intérieur. J' essais, en vain, de transformer une histoire d' horreur en un beau récit empreint d' idées romanesques. Mais je subis le mal de la page blanche. Et je n' arrive pas à créer ma vie comme je l' entends, comme je la souhaiterais. Suis-je devenue trop faible à force de mettre mes rêves de côté? Et maintenant que le besoin de convoiter quelque chose de mieux se fait sentir, le courage me manque. Je me sens prise dans une cage au barreaux rouillés par les pleurs incessants et où il n' y a même pas de serrure, ni cadenas. Impossible à ouvrir. Tout est solidement soudé. Je me sens faiblir peu à peu car impossible d' assouvir ma soif d' amour et de vie. Je me sens tellement seule dans mon désespoir et ma noirceur. La minuscule flamme vacille faiblement au fond de mon coeur endolori. Un souffle glacial voudrait l' éteindre à tout jamais pour éteindre le mal, ne plus espérer, ne plus rêver d' une vie impossible. Mais j' essais tout de même de protéger cette petite lueur, devenue si fragile maintenant. Jusqu' à quand résistera t' elle?
Seigneur ... pourquoi suis-je passé à côté de ma vie à ce point? Pourquoi tant de souffrances au fond de mon coeur? Pourquoi suis-je un être aussi faible? Pourquoi ma vie stagne ainsi? Quand s' achèvera enfin ce calvaire? June 23 Un dur combat de tout les joursÉtant atteinte du trouble affectif bipolaire ainsi que de fibromyalgie, je suis obligée d' avaler des tonnes de pilules quotidiennement. Une montagne de médicaments qui, pour mon plus grand malheur, m' ont fait engraisser énormément! En l' instant de le dire, sans trop m' en apercevoir, je suis passé de 110 livres à 200 livres!! Et c' est là que j,ai choisis, soit de laisser tomber ma médication maudite ou de me prendre en main et faire tous les efforts nécessaires pour faire baisser ce poids grotesque qui me gêne énormément. À mon psychiatre, j' ai dis alors que je ne voulais plus avaler quoi que ce soit parce que mon poids augmentait sans cesse. Mais bien entendu, je ne peux me permettre ce congé de pilules. Je dois absolument les prendre, sans faute, chaque jour et ce toute ma vie durant, si je veux vivre bien. Donc, il s' est décidé (enfin) à me faire voir une nutritionniste à l' hôpital. Cela fait plus d,un an que je m' y rends à chaque mois. J' ai perdu, tout au plus, 25 livres! C' est bien trop peu, je trouve. Et des efforts ... oui, j' en fais! J' ai complètement changé mon alimentation. Je mange beaucoup plus de légumes, moins de cochonneries et je me contente d,une assiette bien proportionnée. Aussi, je mange de façon régulière soit; déjeuné, dîner et souper. Chose que je ne faisais pas avant. J,ai compris que de jeûner n' aide en rien la perte de poids et que cela ferait plutôt même l' effet contraire à long terme!
Chaque fois que je sors de ma douche et que je m' aperçois dans le miroir c' est le désespoir total qui m' envahit. J' ai juste envie de pleurer sur mon sort. Je suis mal dans ma peau et je n' arrive pas à l' accepter. D' ailleurs, je ne veux pas l' accepter ... je veux maigrir! Et la maudite douleur de la fibro qui m' empêche de faire plus de sport, d' exercices! C' est un bien dur combat qui se poursuivra chaque jour de ma chienne de vie car jamais je n' accepterai ce poids corporel qui pèse tout aussi lourd sur mon squelette que sur mon âme en pleurs. Quelqu'un connaît aussi ce triste sort que nous réserve parfois la prise de médicaments? Je sais que je ne suis pas seule dans cette situation ... June 20 Ma liberté
Quand je regarde autour de moi, je vois bien que certains s' y plairont en exploitant la solitude au maximum, d' autres en se regroupant et formant des alliances tout autour de soi. Cela est certes unique à chacun. Mais y trouvent-ils toujours le bonheur espéré? Se sentent-ils totalement libres? Être libre, c' est bien entendu, se rendre maître de sa destinée mais de quelle façon exactement? Certaines personnes iront même jusqu' à écraser automatiquement de leur chemin tout compromis, tout ce qui pourrait demander de céder un peu de place à l' autre. Pour eux, la liberté est synonyme de puissance et d' égoïsme. C' est se donner le pouvoir de choisir sans tenir compte de qui que ce soit. Il m' apparaît bien difficile de se sentir vraiment heureux dans ce type de désinvolture! Pour ma part, je crois que la vraie liberté se trouve au fond du coeur et de l' âme. Elle provient directement de l' intérieur. Je ne crois pas que de se libérer de tout attaches humaines, matérielles ou autres soit l' ultime clé. Bien que parfois, il soit obligatoire de faire ce choix afin de se libérer physiquement d' une domination qui nous empêche d' évoluer sainement. Quand on se retrouve malheureux sous l' emprise de l' autre, vaut mieux déployer ses ailes et quitter sa cage. Mais la liberté ne commence pas automatiquement à ce stade. Pour se rendre libre, il est primordial d' alléger son coeur de tout ce qui l' opprime. On se doit aussi d' apprendre à s' aimer et s' accepter tel que nous sommes. Être bien et en paix avec soi. Je crois que j' ai encore du chemin à faire! Mais d' en prendre conscience, c' est déjà un pas dans la bonne direction me semble ... J' ai cette envie d' émancipation qui me tenaille en dedans. Un grand besoin d' indépendance et d' autonomie m' appelle. Est-ce la mi-temps de ma vie qui m' amène vers toutes ces questions existentielles sans relâche? Probablement ... Peut-être aussi, passerais-je ma vie à m' interroger sans jamais rien accomplir?! Dans cette existence, jamais je n' ai vraiment ressentie l' ardeur ou la vitalité m' animer en dedans. Peut-être est-ce parce que je n' ai jamais eu accès ou même la permission de dévoiler qui je suis vraiment. J' ai cessé un jour de vouloir exister et cela est venu entraver tout processus de croissance et d' épanouissement. J' ai alors tout stoppé! Fin aux désirs, aux aspirations, aux respect de moi-même, etc. Mais j' ai envie que ça change! J' ai le sentiment que mes désirs refont surface, que mes aspirations reviennent à mon esprit et que j' ai soudainement envie d' aimer la vie.
~Tiens ... j' ajoute ici le vidéo d' une chanson des Cowboys Fringants qui représente un peu l' importance d' acquérir cette liberté avant qu' il ne soit trop tard! ~ TI-CUL des Cowboys Fringants :)
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