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    November 25

    Il y a longtemps …

    J’ai négligé mon blog.  ça allait bien et quand ça va … je ne ressens pas le besoin d’écrire.  Je suis occupée à autre chose.  Et c’est bien ainsi.  Mais voilà plusieurs mois que je ne prends plus ma médication pour stabiliser mon humeur.  Mon nouveau psychiatre me l’a retiré de ma liste de pilules à avaler chaque jour.  Au début j’étais contente, sceptique mais heureuse tout de même.  Et voilà que ma stabilité s’est effondrée.  Je m’aperçois que je ne peux pas me permettre ce luxe que celui de vivre sans médicaments. 

    Cet été, j’ai fais la fête comme jamais auparavant.  Je me suis permis plusieurs avenues que je m’étais refusées jusqu’à maintenant.  Et si les conditions s’y seraient prêtées j’aurais certainement été plus loin encore.  Oh rien de bien grave, rassurez vous chers lecteurs!  Mais tout de même …. je crois bien que j’étais dans un High où je me sentais quand même bien même si ça ressemblait plutôt à l’anarchie.  Je revivais mon adolescence je crois bien!

    Puis, je me suis mise à redescendre de ma côte.  Les crises de nerfs et de larmes sont revenues.  Ma bombe intérieure s’est remise en marche et je peux exploser à la seconde.  Je recommence les montagnes russes.  Je recommence à me sentir mal dans ma peau et mon âme.  Je ressens un grand besoin de m’évader.  De me libérer de mes chaines qui me retienne prisonnière de cette condition.  Les idées noires refont surface et le brouillard recommence à aveugler mon esprit.  Il fait de plus en plus noir dans ma tête et mon cœur se remet à saigner à la moindre occasion.  Je recommence à ressentir le mal intérieur qui me ronge.  Je me déteste à nouveau.  Pourquoi suis-je affligée de ce maudit trouble qui vient assombrir mon existence sur cette terre?  Sans médication la vie m’est pénible et je n’arrive plus à contrôler mes pensées et mes réactions.  Et les proches ont du mal à me comprendre et ça complique énormément les choses.

    J’ai appelé mon psychiatre il y a de cela quelques semaines et le rendez-vous le plus proche que j’ai pu obtenir c’est le 11 Décembre. 

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    Jusqu’ici … je me sens bien seule dans ma bulle de souffrance ….  :(

    March 29

    Je vis …. mais …

    83 Je suis dans un tourbillon de nouveautés, je déploies maintenant mes ailes mais mon corps veut m’arrêter. 

    Je ne sais jusqu’où ….

    November 18

    Être parent demande une grande ouverture d' esprit et de coeur!

    Être parent ... quelle merveilleuse mission!  Mais ce mandat comporte aussi son lot d' ingratitudes et de peines!  On ne peut pas se raccrocher à ce rôle pour se valoriser comme certains auront tendance à le faire au sein de leur profession.  De toute façon, je crois qu' il est toujours malsain de se juger à travers sa job!  On ne mesure pas la valeur d' un être humain par rapport à ce qu' il fait dans la vie mais nous devrions plutôt le reconnaître à ce qu' il est intérieurement.  Mais ça c' est un autre réflexion ...

    Ce dont je veux faire part ici, c' est que le métier de parent est selon moi le plus beau mais le plus difficile aussi.  Rien ne nous apprends à le devenir.  L' enfant n' arrive pas avec son mode d' emploi.  On ne bénéficie pas de "traîning" ou de période d' approbation!  On le devient et on fait avec!  On ne peut que transmettre ce que nous possédons soi-même dans notre propre bagage d' outils et d' expériences acquis au courant de notre vie.  Bien entendu, un parent aimant mettra tout en oeuvre pour jouer son rôle le plus efficacement possible.  Et bien souvent, on s' aperçoit que l' on ne peut que prodiguer à son enfant, les meilleurs soins, lui offrir notre amour inconditionnel, un encadrement au meilleur de nos possibilités, l' élever vers l' âge adulte dans les meilleures conditions possibles mais cela se résume à ça.  Par contre, ça représente énormément pour un parent!

    81981011De plus, notez que j' ai employé le terme "élever" dans la phrase précédente car pour moi un enfant doit être mené, guidé, dirigé, édifié vers le monde adulte et non pas "mis au pas" comme certains le pensent encore.  Un enfant est un être humain à part entière et nous avons le devoir d' en tenir compte.  Ce n' est pas à coups de bâtons qu' il s' instruira.  Imaginer apprendre votre travail de la sorte!  Dans quel beau monde vivrions nous!  Quoi que c' est malheureusement encore le cas dans certains pays ... ou certaines familles.

    Mais revenons plutôt au sens de mon texte.  Un bon parent fait habituellement tout ce qu' il peut pour faire grandir son enfant dans les meilleures conditions possibles et lui transmettre les valeurs qu' il juge lui-même importantes et nécessaires à sa vie future.  Mais il n' en reste pas moins que chaque enfant est unique.  s73_g945.jpgIl arrive en ce monde avec sa personnalité qui lui est propre déjà.  Et peu importe les efforts des parents pour qu' il prenne un tel chemin, le jeune peut un jour décider d' aller vers l' autre.  C' est alors son choix qui prime et nous, devons le respecter malgré toutes les inquiétudes, les peines ou les désaccords.  Nous avons donc la possibilité de se braquer contre ses décisions et de brouiller sa relation avec lui ou encore de le respecter tout en continuant à lui prodiguer nos conseils, nos idées et nos émotions.  Moi je mise pour la deuxième option! 

    Mais ... ne sommes nous pas porté à se taper injustement sur la tête?

    Dans mon cas, je crois que oui.  Je me répète que j' aurais dû faire mieux en tant que parent.  Que j' aurais dû être plus sévère mais, est-ce que cela aurait vraiment changé la façon d' être de mon enfant?!  Avec le recul, je ne crois pas ... il est ce qu' il est en fin de compte.  Il a sa personnalité et sa vision des choses.  Rendu à l' âge adulte, ça devient SA vie et c' est lui seul qui décide comment il souhaite la diriger.  Et moi, en tant que parent, je ne peux que le respecter et l' accueillir dans ce qu' il devient.

    Sur ce, je tiens à dire que mon jeune, qui m' a poussé à cette réflexion, n' est aucunement un bandit ou un voyou, c' est un bohème à l' esprit rêveur qui possède ses défauts mais aussi de grandes qualités!  Je m' inquiète plutôt pour sa stabilité sociale et financière future. 

    Aussi, je ne parlerai pas ici des enfants brisés par leurs parents ou leur entourage néfaste.  Ils existent et sont malheureusement trop nombreux!  Certains adultes sont devenus mauvais à cause de leur passé douloureux et de mauvais soins.  Mais ici, ma réflexion porte surtout sur les parents qui aiment leurs enfants de tout leur coeur et qui font tout en leur pouvoir pour bien les mener vers l' âge adulte.  Les mauvaises graines ne proviennent pas tous de mauvaises familles et vice-versa.

    200556519-001Aussi, n' oublions pas que notre progéniture nous est prêtée par la vie.  Elle ne nous appartient pas à la vie, à la mort.  Chaque humain est libre de voler de ses propres ailes et nous, les géniteurs, sommes appelés à "décrocher" le moment venu.  Attention ici ... je ne veux pas dire qu' on doivent délaisser nos enfants!  Nous devons plutôt nous retirer en douce tout en laissant toujours la porte ouverte.  Car nous resteront parents toute notre vie quoi qu' il arrive!  Et notre enfant aura toujours besoin de nous, un jour ou l' autre.  Que ce soit pour devenir une oreille attentive, un conseil plus ou moins entendu ou un gîte rassurant.

    Donc en conclusion, soyons donc un peu indulgent envers nous les parents qui souhaitons le plus bel avenir pour nos enfants!  Donnons tout ce que nous possédons comme outils, c' est à dire, offrir le meilleur de nos connaissances et de notre amour.  Et ensuite... il ne nous reste plus qu' à respecter le jeune dans ses choix de vie.

     

    Mais surtout, n' oublions jamais de leur rappeler à quel point nous les aimons!   dxxba78h

    October 27

    L' Expédition des Cowboys Fringants

    Ce groupe que j' adore a sorti un nouvel album dernièrement.  En fait, ils en ont 2 (l' autre se nomme "Sur un air de déjà vu" et regroupe des chansons plus festives voir même naïves du bon vieux style Cowboys Fringants)  mais je veux ici partager avec vous le premier qui s' intitule L' Expédition.  Ok .. je suis peut être vendue au groupe étant donné que ce sont des amis à moi mais je ne me lasse d' écouter en boucle les différentes histoires sensées composées par Jean-François Pauzé qui selon moi est un virtuose de l' écriture.  Je pense qu' avec les années, le groupe est comme le bon vin et a meilleur goût!  Voici donc le premier extrait  ...  "Entre deux taxis"

     

    Ils se sont embrassés tard dans la nuit
    Sur la banquette d' un taxi
    Dehors un lampadaire s' est rallumé
    Ils ont fait voeux d' éternité

    Sur le toit de la voiture, le néon lumineux
    Ne semblait briller que pour eux
    Comme une petite auréole dans le noir
    Le taxi filait vers la gloire

    Oh qu' il est triste le sort des amoureux
    Se disait le vieux chauffeur amusé
    Car on commence toujours à se dire adieu
    Dès notre premier baiser

    Ensemble ils ont pris un appartement
    Où ils vécurent au gré du temps
    Une vie avec des lunettes roses
    Exempte de journées moroses

    Mais le poids du quotidien ce p'tit diable malin
    Vient s' installer un bon matin
    Et les coeurs qui furent si léger hier
    Retombent les 2 pieds sur terre

    Oh qu' il est triste le sort des amoureux
    Qu' on se dit au bout de quelques années
    Car on commence toujours à se dire adieu
    Dès notre premier baiser

    Les amants d' hier sont devenus amis
    Plus de chaleur dans le logis
    Les rêves qu' ils avaient jadis en duo
    S' endorment maintenant dos à dos

    Par la fenêtre elle regarde celui qu' elle a aimé
    La quitter pour l' éternité
    En emportant tout un pan de sa vie
    Dans un anonyme taxi

    Oh qu' il est triste le sort des amoureux
    Qu' on se dit lorsque tout est terminé
    Car on commence toujours à se dire adieu
    Dès notre premier baiser

    Oh qu' il est triste le sort des amoureux
    Qu' on se dit lorsque tout est terminé
    Car on commence toujours à se dire adieu
    Dès notre premier baiser

    -----------------------------------------------------------------------------------------

    Voici maintenant la chanson "Les hirondelles"

    Portez attention aux mots ...

     

    Quand on le voyait
    Il était parfait
    Il avait la vie dont les gens rêvaient
    Famille charmante
    Et une entreprise plus que florissante
    Une épouse aimante

    Mais en vérité
    Il était vidé
    Et avait la fuite dans les idées
    Tous les jours pourtant
    Il remettait son masque souriant
    Comme un paravent

    (Refrain)
    L' image que l' on donne
    N' est pas toujours la bonne

    Volent, volent, les hirondelles
    Même les beaux plumages
    Peuvent être une cage

    Elle était distante
    Un peu arrogante
    On la trouvait snob
    Et condescendante
    Toujours à l' écart
    Survolant les gens
    Du haut du regard
    Froides et sans égard

    Mais sa suffisante
    n' était que défense
    Et un truc pour sauver les apparences
    Car cette timide
    Avait toujours été en vain avide
    D' amitiés solides

    (Refrain)
    L' image que l' on donne
    N' est pas toujours la bonne

    Volent, volent, les hirondelles
    Même les beaux plumages
    Peuvent être une cage

    On disait souvent
    Qu' il était avenant
    Et qu' il avait l' âme du bon vivant
    Comme sans tourment qui se laisser aller au gré du vent
    Un Roger bon temps

    Mais s' il s' enivrait
    C' est qu' il se terrait
    Au fond de lui un malaise un boulet
    Et son air gaillard
    tout comme sa façade de fêtard
    N' étaient que remparts
    (Refrain)

    L' image que l' on donne
    N' est pas toujours la bonne

    Volent, volent, les hirondelles
    Même les beaux plumages
    Peuvent être une cage

    (Refrain)
    L' image que l' on donne
    N' est pas toujours la bonne

    Volent, volent, les hirondelles
    Même les beaux plumages
    Peuvent être une cage


    Volent, volent, les hirondelles
    Elles sont épuisées
    Elles piquent du nez

    ------------------------------------------------------------------

    October 24

    À mis chemin?

    n0tzr46o Voilà ... j' ai atteins l' âge, respectable diront certains, de 40 ans. 

    Mais pour moi ce n' est qu' un nombre au milieu de nulle part.  Une série de chiffres qui me rappelle que chaque nouveau jour me rapproche du dernier.  Cela démontre que ce long périple avance malgré les grandes périodes stagnantes et amères.    

    Aussi (encore) je ressens grandement le besoin de faire le bilan.  Et c' est vraiment avec une tristesse immense que je le fais.  Qu' ais-je fais de ma vie?  Ais-je vécu au fait?  Oh bien sûr, tous me diront que j' ai mis au monde 4 beaux enfants en santé et ils auront bien raison.  C' est d' ailleurs la plus belle chose qui me soient arrivé sur cette terre.  Sérieusement, sans eux, je ne peux affirmer si la vie m' habiterait encore aujourd'hui.  Ils sont la raison principale de mon combat.  Je veux ce qu' il y a de mieux pour eux.  Mais suis-je vraiment la mère qu' ils avaient besoin?!  Je ne sais pas.  Ayant tellement peur de les emprisonner dans un moule, je n' ai pas su offrir un encadrement et des limites sécurisantes pour eux.  Donc, j' ai parfois vraiment l' Impression d' avoir échoué ici aussi.  Non pas pour moi mais pour eux.  Pour ce que je leur aurai donné comme outils.  Quel bagage auront-ils pour affronter l' avenir avec assurance?  J' ai du mal a en parler ici (car ce la me donne envie de pleurer) mais je crois sincèrement avoir été une très mauvaise mère.  Au niveau de la discipline j' ai échoué.  Ah oui!  je leur ai donné amour, affection, attention et bonnes valeurs je crois  mais quand est-il du plus essentiel; l' art de bien vivre?  Discipline personnelle, matérielle, savoir essuyer des "non", la persévérance ... et j' en passe sûrement.  Je suis une mère cool mais qui ne sait faire respecter le mot Respect.  Ça sonne drôle hein?!  J' achète la paix et j' en souffre pourtant.  Je déteste me battre et me chicaner et ils les savent tous trop bien.  En fait, j' ai pas l' Impression d' être devenue adulte un jour mais je suis restée adolescente ... Est-ce parce que je suis tombé enceinte trop jeune?  ... Non je ne pense pas.

    Je suis resté au niveau où les jeunes se disent : "Quand je serai grande je veux être ..."  Sauf que dans mon cas, ça s' est arrêté là!  Depuis ce jour, je procrastine en ne sachant pas trop comment m' y prendre pour réaliser mes rêves. C' est comme si tout est pour les autres et non pour moi.  Comme si je n' ai droit qu' à la place de spectateur dans ce monde!

    Car si je regarde ce que j' ai fais de ma vie jusqu' ici ... rien!  En fait, rien de ce que je suis au fond de mon coeur.  Je n' ai pas vécue j' ai existé simplement.  Comme un misérable pion dans un jeu minable.

    À 40 ans, je regarde ma vie passée et je n' ai que des regrets ( ou presque ).  En fait, je regrette surtout de ne pas avoir "été".  De ne pas avoir écouté mes rêves, mes passions, mes intuitions.  J' ai suivi la direction qu' on m' aura toujours indiquée.  Mon coeur est mort un jour dans mon enfance et a cessé de battre à jamais.  Depuis, j' ai avancé dans le temps en mode survie.  En attendant toujours le dernier jour de ce long calvaire.  Bien que je sois morte déjà depuis longtemps, et plusieurs tentatives de ma part, mon âme meurtrie n' a su renaître et briller à nouveau. 

    1145296860Ne vous en faites pas ... dans la vraie vie je ne suis pas toujours aussi négative!  C' est qu' ici, j' écris lorsque le besoin se fait sentir.  Lorsque j' ai besoin d' y voir plus clair ou d' exprimer un sentiment refoulé qui fait trop mal.  Quand la vapeur doit sortir!  D' ailleurs, j' essais de m' améliorer grandement.  J' ai ajouté de la couleur à ma garde robe pour égayer un peu mon âme noire.  J' ai laissé tombé cette armure dans laquelle j' avais décidé de m' enfermer.  Et je me force aussi à ne pas m' isoler dans ma déprime et mes idées.  Je continues a prendre tout mes médicaments même si parfois je trouve ça lourd et emmerdant.  Je sais que sans eux, je chute. 

       Et voilà que je prends conscience qu' il me reste de moins en moins de temps pour me réaliser et m' épanouir.  J' ai envie de le faire mais je ne sais pas par où commencer pour l' instant, j' y songe.  Mais une chose est certaine c'est que je veux profiter de ce qui m' est donné de si précieux jusqu' à ce jour; mes enfants.  Je les adore plus que tout et les ai élevés du mieux que j'ai pu et j' espère ne pas avoir gâché leur vie.  En attendant, je continues à tenter de m' améliorer sur le plan personnel et les aider comme je le peux. 

    Je me dis que plus leur maman sera heureuse, plus ils le seront aussi!  Alors il est temps que je trouve le moyen de m' épanouir enfin!

    October 03

    ??? ... ;-(

    Comment peut on être heureuse et avoir tout de même envie de refaire sa vie au complet?  Qu' est ce que cette stupide émotion qui ne cesse de me coller à la peau?!  Je vis présentement de bons et beaux moments mais au fond de mon coeur il y a toujours une blessure qui ne veut se cicatriser.  Une plaie béante énorme, restée ouverte et qui saigne toujours abondamment.  Je crois bien que jusqu' à ma mort, elle me torturera.  Et pourtant ... ce n' est pas parce que je n' essaie pas de la guérir! 

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    Comme un boulet je traînerai ma douleur et mon chagrin jusqu' à mon dernier souffle je crois ...

    August 29

    OK ... ça se place ...

    gp9j0kbq Mon petit down est finalement derrière.  Ce fût probablement à cause d' une négligence de ma part dans ma prise de médicaments.  Là tout semble être entré dans l' ordre et je remonte la pente.  Il est certain que je ne dois pas me laisser emporter par les émotions déjà passées mais toujours aussi présentes.  Je dois être forte si je souhaite avancer.  Mais ce sentiment de mélancolie intense fait partie intégrante de ma vie, quoi qu' il arrive.  J' ai deux parties en moi qui sont en dualité constante.  Je peux être heureuse et triste à la fois.  Et je continues ... je m' accroche à ce que je possède de beau, à ce qui m' entoure.

     

    Voilà que je me suis trouvé un petit travail à temps partiel.  Cela devrait me faire du bien moralement.  Réintégrer la vie sociale ne me fera pas de tort certain!  J' ai choisis jadis de demeurer à la maison pour élever mes enfants et maintenant ils sont assez grands pour que je commence à penser plus à moi.  C' est aujourd'hui un nouveau départ pour moi, un petit changement bien minime dans ma vie mais tout de même une nouveauté.  Ce ne peut qu' être positif ...

    Sur ce ... je vous invite à écouter le premier extrait de l'album «L'Expédition» des Cowboys Fringants qui sortira le 23 Septembre 2008 > Entre deux taxis

    August 18

    Envolée la joie !

    1148552584  L' été s' est pourtant bien déroulée!  Mes nouveaux médicaments contre la douleur ont fait des miracles.  Envolé le mal!  Du même coup, le moral était parfait.  Je pourrais même dire que j' ai touché le bonheur et le plaisir de vivre le moment présent.  Mais voilà que l' Ombre revient ....

    Je ne sais trop ce qui se passe.  Je me sens prise sous un immense voile gris qui m' empêche de voir la beauté de la vie et ses couleurs.  Autant j' ai pu en jouir ... autant je n' y arrive plus.  La douleur est revenue, la fatigue, la déprime ... pourquoi merde ?  Tout ou presque allait bien enfin!  Pourquoi est-ce si éphémère ?

    Et dire que mon médecin me croyait dernièrement en hypomanie!  Pffft!!  J' étais juste heureuse et bien dans ma peau et voilà que cela semble fini ... parti ... tout redevient gris. 

    Peut-être que c' est juste parce que j' ouvre vraiment le regard sur ma triste réalité ... et que je n' ai plus envie de faire semblant ?!!  Je ne sais plus où j' en suis ... je suis si fatiguée.

    July 07

    Mémoire blanche ...

    ICONATOR_0ff6a8f58f0b3c234f36d10d19583d9e Faire le vide dans sa tête.  Oublier pour ne pas souffrir.  Se refermer telle une huître qui se tapit dans le sable du mieux qu' elle peut.  Tenter de rejeter les souvenirs blessants et envahissants.  Voilà le syndrome de la mémoire blanche ... ou noire peut-être.  Oui, voiler d' une couverture d' une opacité sans fin toute allusion à un passé troublant et une autre vie possible .

    Mais rien n' y fait.  L' amertume persiste.  Entre temps, le printemps arrive quand même.  Pourtant synonyme de renaissance, soleil, chaleur et des beaux jours.  Je souris, rien n' y paraît.  Mais dans mon coeur, un arrière goût de mort.  Le deuil à faire d' une enfance perdue, d' un amour envolé à tout jamais, d' une vie ratée et compliquée à cause de certaines maladies. 

    Cependant, je m' active chaque jour, sans rien laisser voir, dans mon rôle actuel.  Celui-là où je suis rendue dans mon existence.  Je tente tant bien que mal d' accueillir et d' accepter ma destinée.  Mais je ne peux oublier, je ne peux m' empêcher de pleurer parfois et de regretter amèrement.  D' en vouloir à cette infâme maladie mentale qui aura gâchée une bonne partie de ma vie.  Maintenant que je suis stabilisée par les médicaments, je ne suis plus la même et je reconnais facilement mes erreurs.  Aussi je chemine plus facilement.  Or j' ai du mal à me pas à me pardonner, à faire totalement la paix sincère avec mon passé sur presque tout ses aspects.  En surface, en apparence, je semble rétablie complètement mais au plus profond de mon âme c' est le tourment insoutenable.  Un peu comme une tempête en mer qui remue violemment ses vagues gigantesques, mes émotions fracasse mon coeur en mille miettes.

    Et l' exemple peut être en sens inverse aussi.  Lorsque tout est calme, que le soleil brille, que les oiseaux chantent, l' océan est d' un calme apaisant mais nul ne peut voir, du bord de la plage, ce que renferme ses sombres profondeurs.  Sous ces eaux ondoyants et reposants, le mal, la terreur et la souffrance existent.  On ne peut nier toutes les horreurs qui se sont produites en mer.  Elles font parti intégrante de l' histoire.  Or, c' est comparable à ma réalité.  Je tente fortement de maîtriser mes peines internes et de vivre chaque jour comme il vient.  Cependant, je ressens parfois le grand besoin d' extérioriser la douleur.  Il est préférable que je le fasse sur cet ordinateur plutôt que d' embêter les gens de mon entourage.    Et de leur faire de la peine aussi.

    Enfin, je reconnais le véritable problème dans toute cette histoire qu' est la mienne; c' est d' accepter et faire le deuil sur mon passé.  Assumer là où mes choix mon amenés.  Mais pour l' instant je n' y suis pas parvenu encore.  Certain choix demeurent selon moi inacceptables et inexcusables.  Je les porte telle une croix sur mon âme.  Impossible de m' en départir pour l' instant.  Peut-être un jour ...

    En attendant, je transcris parfois un peu mes pensées pour alléger le poids de mes regrets.  Et je tente d' aborder chaque nouveau jour avec le syndrome de la mémoire blanche, c' est à dire, surtout ne pas se souvenir.  Car les cicatrices laissées sont tout simplement trop douloureuses encore et toujours.

    Je demeure à jamais endeuillée ...

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    July 05

    Mais au bout du chemin, que restera t' il ?

     

    LES ÉTOILES FILANTES

    Si je m' arrête un instant
    Pour te parler de ma vie
    Juste comme ça tranquillement
    Dans un bar rue St-Denis

    J' te raconterai les souvenirs
    Bien gravés dans ma mémoire
    De cette époque où vieillir
    Était encore bien illusoire

    Quand j' agaçais les p' tites filles
    Pas loin des balançoires
    Et que mon sac de billes
    Devenait un vrai trésor

    Et ces hivers enneigés
    À construire des igloos
    Et rentrer les pieds g'lés
    Juste à temps pour Passe-Partout

    Mais au bout du ch' min dis-moi c' qui va rester
    De la p' tite école et d' la cour de récré ?
    Quand les avions en papier ne partent plus au vent
    On se dit que l' bon temps passe finalement ...

    ... Comme une étoile filante

    Si je m' arrête un instant
    Pour te parler de la vie
    Je constate que bien souvent
    On choisit pas mais on subit

    Et que les rêves des ti-culs
    S' évanouissent ou se refoulent
    Dans cette réalité crue
    Qui nous embarque dans le moule

    La trentaine, la bedaine
    Les morveux, l' hypothèque
    Les bonheurs et les peines
    Les bons coups et les échecs

    Travailler, faire d' son mieux
    En arracher, s' en sortir
    Et espérer être heureux
    Un peu avant de mourir

    Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
    De notre p'tit passage dans ce monde effréné ?
    Après avoir existé pour gagner du temps
    On s'dira que que l' on était finalement

    ... Que des étoiles filantes

    Si je m' arrête un instant
    Pour te parler de ma vie
    Juste comme ça tranquillement
    Pas loin du Carré St-Louis

    C' est qu' avec toi je suis bien
    Et que j' ai pu' l' goût de m' en faire
    Parce que tsé voir trop loin
    C' pas mieux que r' garder en arrière

    Malgré les vieilles amertumes
    Et les amours qui passent
    Les chums qu' on perd dans' brume
    Et les idéaux qui se cassent

    La vie s' accroche et renaît
    Comme les printemps reviennent
    Dans une bouffée d' air frais
    Qui apaise les coeurs en peine

    Ça fait que si à' soir t' as envie de rester
    Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
    Et même si on sait ben que tout dure rien qu' un temps
    J' aimerais ça que tu sois pour un moment ...

    ... Mon étoile filante

    Mais au bout du ch' min dis-moi c' qui va rester...
    Mais au bout du ch' min dis-moi c' qui va rester...

    ... Que des étoiles filantes

    ************************************************

    July 03

    L' homme vs l' enfant

    PDCF4-00887

    Un cri strident, du fond de la ruelle

    Vient de faire entendre ses échos

    Et la petite fille encore toute belle

    S' étend sur le sol, sur le dos

     

    C' est le silence qui enterre ses cris

    Et les humains qui s' occuperont du corps

    Mais avant surgiront bien quelques rats et souris

    Qui la déchiquetteront, comme la bête, sans remords

     

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    La bête c' est l 'homme, l' assassin

    La brute qui a fait d' elle, une âme

    Mais qui auparavant aura pris son sein

    Pour adoucir le feu alors qui l' enflamme

     

    Une fois son horrible appétit rassasié

    De peur que quelqu'un sache

    Sa cruauté ira même jusqu' à la tuer

    De cette façon ainsi effacera toutes taches

     

    Mais un jour ce brutal étranger

    Rencontrera l' ange de cet enfant

    Qui par des forces obscures et inexpliquées

    frappera son bourreau d' un impitoyable vent

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    Années 80

    July 02

    Quelqu'un peut-il m'expliquer?

    Pourquoi je me retrouve avec plusieurs albums de "photos de mon blog" et surtout plusieurs fois la même image?  J'utilise souvent windows live writer pour rédiger mes écrits.  Quelqu'un saurait-il m'éclairer ?  Merci.

    Un nouveau dessin

    Voici un nouveau dessin.   Je ne sais pas ce qu'il a mais il y a quelque chose qui cloche, au niveau des proportions peut-être mais j'ai du mal à trouver (visage trop long je crois).  Mais je suis tannée et je passe donc à un nouveau projet de dessin.  Je ne sais pas encore lequel ...

    Sweeny Todd4

    Sweeny Todd

     

     

    On m' a fait le mal

    Une nouvelle section s' ouvre ici; celle où j' y inscrirai quelques poèmes très simples que j' ai jadis créés (sans aucun ordre chronologique) et peut-être ceux à venir, car cela fait quand même pas mal de temps que je n' ai rien composé.  Les médicaments auraient-ils tués ma créativité?  Peut importe ... voici donc quelques-uns de ces poèmes, souvent très sombres mais qui m' ont beaucoup aidés à libérer mes émotions du moment. 

    Comme le dit si bien ma citation préférée;

    "La souffrance qui se tait n' en est que plus funeste." ~ Racine

     

    Mai 2002

    019abc

    On m' a fait le mal

    On a éteint ma vie

    Je me sens tellement sale

    Tel un cadavre pourri

     

    On m' a fait pleurer

    On m' a donné la souffrance

    Mon coeur fût enchaîné

    Et on a volé mes espérances

     

    Le coeur lacéré

    maintenant je suis

    beaucoup trop blessée

    pour apprécier la vie

     

    Depuis ce jour

    j' attends la mort.

    Depuis que ces vautours

    ont dévorés mon corps

     

    Ce corps n' existe plus

    Avec eux la vie s' est envolée

    Il ne reste que mon âme déchue

    Prisonnière de ce corps mutilé

     

    Mutilé de l' intérieur

    Rien n,y paraît physiquement

    Mais elle est là la douleur

    Qui fit de moi un être de tourments

     

    La mort apaisera ce mal

    ce mal qu' on m' a fait

    Cette haine d' animal

    Qui tua l' enfant que j' étais

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    Pourquoi?

    Pourquoi j'ai écris ça ... je me sens honteuse mais je sais qu'il faut que je combatte ce sentiment fautif.  Alors je laisserai ce récit ici.  Cela fait parti des expériences qui ont forgées ma vie et je dois l'accepter.
    July 01

    Je Brise le Silence!

    008L' inceste, le viol ... j' ai connue.  Mais pour l' instant je me contenterai de m' ouvrir sur cet inceste que j' ai subis de la part d' un oncle sans scrupule!  Beaucoup trop jeune, il m' initia aux caresses sexuelles, un jour alors que je devais avoir 8 ou 9 ans.  Dès les premiers contacts, je me suis sentis évidemment très mal mais aussi absolument incapable de repousser ses caresses.  Impossible de m' affirmer ni de parler!  Je suis restée figée comme une statue chaque fois que cela se passait, me trouvant entièrement dépourvue.  Enserrée dans ses bras, je pouvais difficilement me défendre, me débattre, il était bien plus fort que moi avec ses imposants six pieds.  De plus, il disait m' aimer et que c' était pour ça qu' il faisait ces choses.  Mais les caresses qui devraient pourtant être chaleureuses avaient tout de même un arrière-goût de malaise, de haine.  Mais ... il m' aimait ... pourquoi me plaindre alors ?

    026a Bientôt je suis devenue un peu sa complice dans ce rituel du soir.  Il achetait mes caresses et mon corps contre des privilèges et j' en venais même à aimer jouer à la "grande fille", jouer à celle qui rendait "mon oncle" heureux à un point tel que je me laissais berner par ses belles paroles et promesses grandioses et inimaginables.  Il m' emmenait sur sa moto et j' adorais le sentiment et la sensation de liberté absolue que j' éprouvais juste avec lui.  À neuf ans, il me donnait tous les droits et les privilèges d' adultes!  Je buvais de la bière, j' allais avec lui dans des petits bars miteux où il me présentait à ses chums comme étant sa nièce préférée.  Je fumais cigarettes et cigares, je conduisais son auto (sur les petits chemins de campagne), le ski-doo et je feuilletais même ses revues pornographiques!  Quand je me retrouvais au chalet avec lui, je n' étais plus une enfant mais une mini-femme.  J' étais beaucoup trop jeune pour ce genre de curiosité!

    Je jouais le jeu mais au fond de moi, je sentais que ce n' était pas bien.  Mais cela devait rester un secret entre lui et moi bien entendu.  Que l' On devait préserver soigneusement afin de ne pas faire de peine et blesser personne.  Surtout pas ma tante!  J' avais peur qu' on me chicane parce que je me laissais faire alors je préférais me taire.  Je me sentais un peu comme sa "blonde", il ne cessait de me répéter qu' il m' aimait ... et moi je le croyais!  Il me manipulait comme une stupide marionnette, une petite poupée gonflable tient!   Mes jeux d' enfants ont laissés la place à des jeux sexuels mais combien culpabilisants!  Je savais au fond de moi que c' était mal mais j' en venais presque à aimer ses caresses qui me faisaient sentir si importante.  Bien sur j' appréciais beaucoup moins le servir pour son propre plaisir, on s' entend que son engin dans ma petite bouche de fillette me donnait plutôt des hauts le coeur!  À ces moments là je me sentais comme un véritable objet, rien de plus.  Mais je me devais d' obéir car parfois sa caresse se faisait plus pressante, plus obligeante disons.  J' en avais peur ...

    021Non ... décidément je n' étais plus une enfant lorsque j' allais en vacances chez lui.  Plaisirs, liberté, tourments et frayeurs s' entremêlaient sournoisement dans ma tête et dans mon coeur si fragile.  Une multitude de sentiments ambivalents ont alors envahis mon âme et mon être tout entier et ce pour toujours.  À jamais, il aura semé le doute en moi ...

    Bien que banalisés dans mon subconscient, ces gestes honteux ont semés en moi le doute et la confusion.  À l' adolescence, avec mes chums, je ne savais donner de l' amour.  Je me contentais de recevoir et même là ... je me donnais tel un objet de plaisir seulement.  Ce que j' avais appris en fin de compte.  Ma vision de l' amour était complètement faussée et mes relations interpersonnelles sont devenues difficiles à cause de ce lien de confiance brisé que je qualifiais pourtant de "banal" (pour minimiser mes souffrances) jusqu'au jour où j' ai enfin décidé de parler, de m' ouvrir.

    Des difficultés au niveau émotionnel et sexuel m' ont amenés à parler enfin!  J' avais 18 ans.  Ce jour là je me suis libéré d' un énorme fardeau.  Ce secret pesait si lourd sur mon coeur!  Mon oncle étant alors divorcé de ma tante, cela m' a aidé. Par contre, aucune poursuite n' a été mise en branle (ce que je regrette amèrement aujourd'hui).  Il est parti dans la brume ... je ne sais où.

    Bien qu' aujourd'hui, je sache éprouver et jouir pleinement de l' amour, il semble que je n' en sois pas encore tout à fait guérie.  J' arrive à faire l' amour comme toute femme normale mais je n' ai pas encore réussis à faire la paix entière avec moi-même.  Cette dure épreuve à complètement détruit l' image que j' ai de moi-même.  Je me suis détesté longtemps sans savoir vraiment d' où cela provenait.  Maintenant je comprends un peu plus.

    019 Mon âme par contre est meurtrie, pas tout à fait cicatrisée et à tendance à l' autodestruction.  L' arbre de ma vie fût profondément entaillé alors qu' il commençait à peine à grandir.  Il a alors poussé un peu croche tout en se donnant des moyens de se protéger de nouvelles blessures.  Inconsciemment, je me suis retirée du monde et j' ai longtemps cru ne pas avoir ma place sur cette terre.  Selon moi, je ne méritais pas de vivre tout simplement.

    Je comprends aujourd'hui que je ne suis pas coupable de ce crime au sein duquel j' ai plutôt été la victime manipulée mais malgré moi je continues à penser que cela aurait pu être évité si j' avais su me défendre et dire "non"! Haut et fort!  Avertir mon entourage immédiatement dès les premières approches incorrectes.  Beaucoup de raisons ont fait que je lui ai laissé mon jeune corps entièrement à sa disposition.

    Je croyais qu'en enfouissant ce cauchemar très loin en moi, je m' en serais délivrée facilement.  Qu'en l' oubliant volontairement, je finirais par tuer ce démon mais voila que j' éprouve toujours cette haine de moi-même et de la vie.  C' est que j' ai probablement encore de grandes blessures en moi à guérir.  Car au fond de mon coeur, il y a une enfant qui pleure.  Une toute petite fille qui appelle au secours et qui implore mon aide mais surtout ... mon pardon!!!  Je dois faire face maintenant et affronter ces horribles souvenirs afin de m' en libérer une fois pour toute et retrouver le goût de vivre!

    Si je me raconte ici c' est aussi pour dénoncer ces gestes ignobles trop souvent infligés aux jeunes enfants!  C' est un crime très grave qui tue dans l' âme!  Soyons vigilants et portons une attention particulière aux signes qu' un enfant peut émettre.  Soyons à l' écoute S.V.P..  Et surtout; les victimes; BRISEZ LE SILENCE!

    Voici un poème que j' ai écris il y a de cela assez longtemps ... 

    T' aurais pas dû me tuer! 313236355

    Tu as pris ma vie

    Toi, qui disait pourtant m' aimer

    Oui, tu m' as littéralement trahie

    À tout jamais je suis blessée.

     

    Tu as anéantis ce que je suis

    Au dépends de ton seul plaisir.

    Bien que j' ai grandis depuis

    ce tourment me fait encore souffrir.

     

    J' ai pourtant tenté d' étouffer

    ses souvenirs trop honteux.

    Mais le mal m' a jadis tué

    Je ne vaux plus rien à mes yeux.

     

    De l' enfant enjouée que j' étais

    Tu as fait de moi un être déprimé

    Je tente de survivre désormais

    Avec le lourd fardeau du passé

     

    Tu as charmé ma faiblesse

    Tu as joué avec mon corps

    Tué mon âme en pleine jeunesse

    T' aurais pas dû, tu as eu tort!

     

    Tu as pris toutes mes richesses

    Elles se sont envolées très loin

    Pour ce vol, je te déteste

    Si je pouvais, je te frapperais de mes mains!!!

     

    T' aurais pas dû me tuer!!!

     

    2003-01-30

    Voilà pourquoi ça va mieux!

    331990goth23mk2znJe sais bien pourquoi ça va mieux nous deux; c' est que je me tais encore une fois, toujours et toujours.  Que j' essais de créer une vie idéale mais qui n' est pas mienne.  Les points chauds, je les fuis comme la peste pour ne garder présents que ce qui est beau, agréable.  Je me charge de tout faire pour éviter les querelles, pour qu' il n' y ait plus de cris dans ma maison, quoi qu' avec les enfants c' est presque impossible car elles ont bien appris qu' il suffit de crier pour obtenir ce qu' on veut!  Je suis le tampon dans cette maison et je le fais pour mon supposé bien-être .... tsss!!

    Mais il n' en est rien puisque je suis à nouveau un pantin.  La marionnette de tous qui acquiesce à la moindre demande dans le simple but d' acheter la paix.  Je déteste affronter à un point tel que je ne me fais même pas respecter dans ce que je désire ou ce que je suis profondément.  Je suis prête à me négliger dans tout mon être pour me faire croire à une vie meilleure ...

    J' ai toujours acheté la paix et je n' ai jamais appris à me battre.  Par contre, je veux que ça change et c' est pour ça que je tente d' y voir plus clair à travers mes écrits.

    June 30

    En mal d' amour et de vie

    pha127000031 L' amour ... le vrai ... fait mal.  Quand au fond du coeur, une flamme brûle et se consume toute seule sans espoir d' une seconde chance.  Garder le moral, rester positive; de plus en plus difficile à faire.  L' amour fait mal quand il ne peut se réaliser pleinement et fait tout autant souffrir lorsqu' il n' est plus.  Difficile de tenter de rallumer une flamme qui s' est éteinte depuis un bon moment déjà.

    Je suis probablement une trop grande romantique qui pourtant ne lit pas de romans à l' eau de rose.  Mon roman c' est ma vie, mon intérieur.  J' essais, en vain, de transformer une histoire d' horreur en un beau récit empreint d' idées romanesques.  Mais je subis le mal de la page blanche.  Et je n' arrive pas à créer ma vie comme je l' entends, comme je la souhaiterais.

    Suis-je devenue trop faible à force de mettre mes rêves de côté?  Et maintenant que le besoin de convoiter quelque chose de mieux se fait sentir, le courage me manque.  Je me sens prise dans une cage au barreaux rouillés par les pleurs incessants et où il n' y a même pas de serrure, ni cadenas.  Impossible à ouvrir.  Tout est solidement soudé.  Je me sens faiblir peu à peu car impossible d' assouvir ma soif d' amour et de vie.  Je me sens tellement seule dans mon désespoir et ma noirceur.  La minuscule flamme vacille faiblement au fond de mon coeur endolori.  Un souffle glacial voudrait l' éteindre à tout jamais pour éteindre le mal, ne plus espérer, ne plus rêver d' une vie impossible.  Mais j' essais tout de même de protéger cette petite lueur, devenue si fragile maintenant.  Jusqu' à quand résistera t' elle?

    pha127000032 Se résigner à un choix de vie, insoutenable.  Subir la bête noire, ne pas faire de peine et s' oublier.  Est-ce là une vie souhaitable?  J' ai beau tenter de voir positif pour mon avenir mais j' ai l' impression de faire face à une mauvaise bande dessinée de science fiction.  Je n' y crois plus ... sans la chaleur de l' amour dans ma vie, je ne tiens plus le coup.

    Seigneur ... pourquoi suis-je passé à côté de ma vie à ce point?  Pourquoi tant de souffrances au fond de mon coeur?  Pourquoi suis-je un être aussi faible?  Pourquoi ma vie stagne ainsi? 

    Quand s' achèvera enfin ce calvaire?

    June 23

    Un dur combat de tout les jours

    6198-000273

    Étant atteinte du trouble affectif bipolaire ainsi que de fibromyalgie, je suis obligée d' avaler des tonnes de pilules quotidiennement.  Une montagne de médicaments qui, pour mon plus grand malheur, m' ont fait engraisser énormément!  En l' instant de le dire, sans trop m' en apercevoir, je suis passé de 110 livres à 200 livres!!  Et c' est là que j,ai choisis, soit de laisser tomber ma médication maudite ou de me prendre en main et faire tous les efforts nécessaires pour faire baisser ce poids grotesque qui me gêne énormément.

    À mon psychiatre, j' ai dis alors que je ne voulais plus avaler quoi que ce soit parce que mon poids augmentait sans cesse.  Mais bien entendu, je ne peux me permettre ce congé de pilules.  Je dois absolument les prendre, sans faute, chaque jour et ce toute ma vie durant, si je veux vivre bien.  Donc, il s' est décidé (enfin) à me faire voir une nutritionniste à l' hôpital.

    Cela fait plus d,un an que je m' y rends à chaque mois.  J' ai perdu, tout au plus, 25 livres!  C' est bien trop peu, je trouve.  Et des efforts ... oui, j' en fais!  J' ai complètement changé mon alimentation.  Je mange beaucoup plus de légumes, moins de cochonneries et je me contente d,une assiette bien proportionnée.  Aussi, je mange de façon régulière soit; déjeuné, dîner et souper.  Chose que je ne faisais pas avant.  J,ai compris que de jeûner n' aide en rien la perte de poids et que cela ferait plutôt même l' effet contraire à long terme!

    76185829Aussi, j' essais de faire plus d,'exercices.  Parfois j' y arrive suffisamment et parfois non, à cause de ma fibro.  Mais je ne perds plus de livres!  Mon poids stagne depuis presque 6 mois (sinon plus) et cela me rends tellement triste.  Moi qui avait pourtant réussis, sans difficultés, à garder un poids convenable malgré mes 4 grossesses, voilà que ces maudites pilules m' ont rendues obèse!  Comment ne pas se sentir malheureuse quand, dans ma tête et mon corps, je ne suis pas faite pour être grosse.  Je ne l' ai jamais été auparavant.  Après mon quatrième accouchement, je pesais 110-120 tout au plus!  Grrr!!!!  J' ai honte de ce que je suis devenue.  Je ne suis plus bien dans mon corps.  En public, j' ai l' impression qu' on m' observe parce que je suis énorme.

    Chaque fois que je sors de ma douche et que je m' aperçois dans le miroir c' est le désespoir total qui m' envahit.  J' ai juste envie de pleurer sur mon sort.  Je suis mal dans ma peau et je n' arrive pas à l' accepter.  D' ailleurs, je ne veux pas l' accepter ... je veux maigrir!  Et la maudite douleur de la fibro qui m' empêche de faire plus de sport, d' exercices! 

    C' est un bien dur combat qui se poursuivra chaque jour de ma chienne de vie car jamais je n' accepterai ce poids corporel qui pèse tout aussi lourd sur mon squelette que sur mon âme en pleurs.

    Quelqu'un connaît aussi ce triste sort que nous réserve parfois la prise de médicaments? 

    Je sais que je ne suis pas seule dans cette situation ...

    June 20

    Ma liberté

    WL003245 Source de bonheur ultime, la liberté est bien évidemment le souhait le plus cher à tous.  Mais quelle est donc sa véritable définition?  Je ne suis certainement pas une spécialiste de la chose, bien au contraire!  D' ailleurs, j' aspire toujours et de plus en plus à ce sentiment de volupté.  Et c' est pourquoi je me pose ici la question tout haut.

    Quand je regarde autour de moi, je vois bien que certains s' y plairont en exploitant la solitude au maximum, d' autres en se regroupant et formant des alliances tout autour de soi.  Cela est certes unique à chacun.  Mais y trouvent-ils toujours le bonheur espéré?  Se sentent-ils totalement libres?

    Être libre, c' est bien entendu, se rendre maître de sa destinée mais de quelle façon exactement?  Certaines personnes iront même jusqu' à écraser automatiquement de leur chemin tout compromis, tout ce qui pourrait demander de céder un peu de place à l' autre.  Pour eux, la liberté est synonyme de puissance et d' égoïsme.  C' est se donner le pouvoir de choisir sans tenir compte de qui que ce soit.  Il m' apparaît bien difficile de se sentir vraiment heureux dans ce type de désinvolture!

    Pour ma part, je crois que la vraie liberté se trouve au fond du coeur et de l' âme.  Elle provient directement de l' intérieur. Je ne crois pas que de se libérer de tout attaches humaines, matérielles ou autres soit l' ultime clé.  Bien que parfois, il soit obligatoire de faire ce choix afin de se libérer physiquement d' une domination qui nous empêche d' évoluer sainement.  Quand on se retrouve malheureux sous l' emprise de l' autre, vaut mieux déployer ses ailes et quitter sa cage.  Mais la liberté ne commence pas automatiquement à ce stade.

    Pour se rendre libre, il est primordial d' alléger son coeur de tout ce qui l' opprime.  On se doit aussi d' apprendre à s' aimer et s' accepter tel que nous sommes. Être bien et en paix avec soi.  Je crois que j' ai encore du chemin à faire!  Mais d' en prendre conscience, c' est déjà un pas dans la bonne direction me semble ...

    J' ai cette envie d' émancipation qui me tenaille en dedans.  Un grand besoin d' indépendance et d' autonomie m' appelle.  Est-ce la mi-temps de ma vie qui m' amène vers toutes ces questions existentielles sans relâche?  Probablement ...  Peut-être aussi, passerais-je ma vie à m' interroger sans jamais rien accomplir?!

    Dans cette existence, jamais je n' ai vraiment ressentie l' ardeur ou la vitalité m' animer en dedans.  Peut-être est-ce parce que je n' ai jamais eu accès ou même la permission de dévoiler qui je suis vraiment.  J' ai cessé un jour de vouloir exister et cela est venu entraver tout processus de croissance et d' épanouissement.  J' ai alors tout stoppé!  Fin aux désirs, aux aspirations, aux respect de moi-même, etc.  Mais j' ai envie que ça change!  J' ai le sentiment que mes désirs refont surface, que mes aspirations reviennent à mon esprit et que j' ai soudainement envie d' aimer la vie.

    alightzx1Ce dont j' ai soif présentement; c' est de me rendre libre.  Mon coeur et mon âme crient ce besoin vital depuis si longtemps!  Je veux quitter ma cage et me sentir enfin légère comme l' oiseau en plein ciel.  Je souhaite retrouver mes ailes, m' élever dans le ciel bleu et me nourrir finalement de ce soleil qui rend inévitablement la vie plus belle.

     

    ~Tiens ... j' ajoute ici le vidéo d' une chanson des Cowboys Fringants qui représente un peu l' importance d' acquérir cette liberté avant qu' il ne soit trop tard! 

    ~ TI-CUL  des Cowboys Fringants  :)